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jeudi 14 juin 2007

Le demi-frère de mes fils.

Bonjour à tous,

Je sais, ça fait un bail que je n'ai pas "bloggué". Mais là, j'ai un sujet passablement "croustillant" à partager avec vous.

En début de semaine, j'ai eu une conversation téléphonique avec mon "ex" pour régler les détails de notre horaire de garde des enfants pendant les vacances scolaires, notre "une semaine sur deux" ne tenant pas la route pendant cette période. La conversation terminée, je m'appêtais à raccrocher lorsqu'elle dit:

"Euh! J'aurais quelque-chose à te demander... Quelque-chose dont ça fait longtemps que je voulais te parler..."

Uh-oh ! J'aime pas ça. Que va-t'elle vouloir maintenant ? Elle continua:

"J'aimerais savoir si, advenant que "C." et moi mourrions tous les deux, tu accepterais de devenir le tuteur de "D." ?"

QUOI !!??!! De kossé ? Qu'ai-je ouï ? What the fuck, over ?

"D.", vous l'aurez compris, est son plus jeune fils (9 mois maintenant) et ceux qui m'ont déjà lu se souviendront que "C." est mon ancien meilleur ami.

Pas besoin de retomber dans la description des détails du maëlstrom émotif qu'une telle situation m'avait causé à l'époque, les "posts" précédents s'en chargent. Pour les nouveaux lecteurs de mon blogue, contentons-nous de dire que ça été éprouvé comme une double trahison qui m'a pris un bon trois ans à m'en remettre.

Et encore! On se comprends que, malgré tout le cheminement que l'on peut faire pour essayer d'atteindre le pardon, il faut avoir un profil psychologique assez particulier ou une capacité spirituelle frôlant la sainteté pour "se remettre" complètement d'une telle expérience.

Le commun des mortels, dont je suis, gardera toujours un souvenir de la douleur éprouvée et, en conséquence, je ne crois pas que je ne pourrai jamais complètement laisser aller les vestiges du ressentiment qui m'habite encore à leur égard.

Connaissant ceci, vous comprendrez aisément que ma première réaction a été un "Non!" catégorique, retentissant et bien senti. Ça a même été accompagné par une bonne dose de colère, mon ressentiment bouillonnant momentanément à la surface.

Initialement, j'étais outré. Pourquoi voudrais-je vivre en permanence avec la représentation vivante de leur trahison à mon égard ?

Ahhhh! Parce-que c'est bien là la vraie nature du problème. Cet enfant, malgré toute son innocence, porte sur ses petites épaules tout le poids des "péchés" de ses parents à mon endroit.

Égo, quand tu nous tiens...

Car oui, c'est rien qu'une question d'Égo, encore une fois.

C'est curieux, complexe et très paradoxal. À sa naissance, j'étais soulagé de voir ce dernier lien avec mon "ex" être sevré. Dans mon esprit, ça me libérait entièrement de mon "ex". Libre enfin d'en aimer une autre complètement et entièrement. De bâtir ma véritable relation d'amour avec ma véritable Âme Soeur.

Cet enfant a symbolisé le "dernier clou dans le cerceuil" de ce qui a été la relation avec mon "ex". À sa naissance, le dernier "lien priviliégé", celui où faute d'être quoi que ce soit d'autre, j'étais au moins "le père de ses enfants", a été rompu.

Parrallèlement, en faisant cet enfant avec un autre, mon "ex" se trouvait de facto "rétrogradée" de "mère de mes enfants" à "matrice".

Le premier à une connotation poétique et émotive.

Le deuxième, non. Pfffuittt! Plus rien.

Parfait ! I'm free !

C'est con, hein ? ;-) Faites-vous en pas, j'le sais ! :-p

Vous comprendrez que rien de tout ceci n'a été conscientisé jusqu'à ce que je sois confronté à sa demande de devenir le tuteur de cet enfant. Sa demande m'a forcé à réfléchir sur le sentiment de colère que ça a généré en moi. Jusque-là, c'était purement vécu et éprouvé sans être compris.

Lorsque j'ai discuté de ce sujet avec mon amour d'aujourd'hui, Lady Marian, j'ai été très surpris de sa réaction. Normalement, lorsqu'il est question de mon "ex", c'est pas jojo.

Mais là, elle m'a prouvé, une fois de plus, la véritable raison qui fait d'elle ma véritable Âme Soeur: Une beauté intérieure qui rivalise aisément avec sa beauté extérieure.

Elle m'a simplement demandé si, advenant que mon "ex" et son conjoint trouveraient tous les deux la mort dans un accident quelconque, j'étais véritablement capable de rejeter cet enfant et de le séparer des derniers membres de sa famille qui lui resteraient: Ses frères. Mes fils.

Non. Moralement, j'en serais incapable. Aussi, mes fils aussi auraient assurément besoin de leur demi-frère pour se consoler de la perte de leur mère.

Et ma conjointe, que Dieu bénisse son grand coeur, venait de me signifier qu'elle me supporterait là-dedans. Hé que je l'aime.

Il me restait à déterminer si le ressentiment que je porte toujours à l'endroit de ses parents survivrait leur mort. Si c'était le cas, je ne pourrais pas prendre cet enfant en charge. Il ne mériterait pas d'avoir un tuteur qui lui en voudrait pour une faute qu'il n'a pas commise.

La réponse à ce questionnement a été "Non!". J'ai beau avoir une blessure à l'Égo, il n'est pas fragile à ce point. Si je maintiens toujours ce ressentiment à l'égard de mon "ex" et de son conjoint, c'est pour un peu plus qu'une simple question d'Égo: C'est aussi un mécanisme d'auto-protection.

Ces deux personnes, par leur égoïsme, m'ont utilisé et trahi. Ce ne sont pas des monstres... mais ce sont définitivement la sorte de personnes que je cherche soigneusement à éviter aujourd'hui. N'ayant pas reparlé à "C." depuis les évènements, je n'ai aucune idée s'il regrette le tort qu'il m'a fait. En tout cas, il n'a jamais fait d'efforts pour me contacter et chercher à apaiser sa conscience.

Pas nécessairement une mauvaise chose... Je suis de ceux qui croient que, dans certains cas, chercher à s'excuser auprès de quelqu'un à qui on a commis un tort irréparable afin d'apaiser sa conscience est aussi égoïste que la faute elle-même.

Quant à mon "ex", je sais que ses sentiments de culpabilité ne se portent qu'à l'égard des enfants... pour avoir "cassé" leur noyau familial. À mon égard, rien du tout.

Après mûre réflexion, j'en suis arrivé à la conclusion que mon ressentiment n'aura plus raison d'exister à leur mort et que cet enfant ne sera plus "le fils de mon "ex" et de "C." " mais plutôt "le demi-frère de mes fils", tout simplement.

Mercredi, lors d'une conversation "follow-up" pour finaliser les derniers détails laissés en suspends lundi, mon "ex" m'a relancé. Elle et son conjoint rencontrerons bientôt un notaire pour rédiger leur dernières volontés.

J'ai donc accepté. Dans l'éventualité peu probable mais non impossible de leur décès, j'accepterai de prendre cet enfant sous mon toit et de lui prodiguer tous les soins nécessaires...moyennant certaines conditions, par contre.

Ma priorité première demeure le bien-être de mes fils. Si la présence de cet enfant contribue à ce bien-être, c'est O.K. Par contre, si je m'apperçoit qu'elle leur nuirait, je ne ferai pas de l'acharnement thérapeutique: J'aurai vite fait de refiler cet enfant à ses grands-parents paternels ou maternels.

Quoi qu'il en soit, je me passerais volontiers de devoir vivre avec cette obligation et ses responsabilités additionelles. Sans compter les emmerdements qui viennent avec. Aussi, mon "ex" est bien avisée:

"Arrangez-vous que ça n'arrive pas. Sinon, je vous déterre tous les deux rien que pour vous botter le cul!"

mardi 20 mars 2007

Le beau risque...

Non, je ne parle pas de politique ! Pour vous mettre en contexte, prière de lire d'abord le post suivant de ma conjointe, Lady_Marian.

J'ai déjà écrit que la façon la plus significative dont j'ai été affecté par mon expérience de divorce... ce que je considères aujourd'hui comme étant une de mes plus grande forces... a été de me rendre beaucoup plus conscient.

Entre autre-choses, je suis aujourd'hui beaucoup plus conscient des impacts et des conséquences possibles de mes paroles, de mes gestes et de mes choix. Être conscient de ces choses n'a pas que des bons côtés !

Être conscient, c'est aussi être capable de prévoir les "scénarios-catastrophe". Utile afin de les éviter, me direz-vous avec raison. Ouais... mais conditionellement à réussir à maîtriser la peur, les craintes et les incertitudes qu'engendre une telle visualisation des "scénarios-catastrophe" !

J'ai d'abord eu à vaincre les peurs que j'avais envers les impacts qu'auraient un autre échec amoureux sur moi. Mon expérience précédente m'avait été si pénible, si douloureuse, que j'étais plus-que-réticent à prendre un tel risque à nouveau.

Puis, quand je me suis senti personellement prêt à prendre un tel risque, j'ai été saisi par une toute autre série d'inquétudes: Quel impact aurait un autre échec amoureux dans ma vie sur mes enfants ?

Je me suis même questionné s'il n'était pas égoïste de ma part de leur imposer un tel risque. Après tout, nous n'étions pas si mal lorsque nous n'étions que tous les trois. Ils avaient une mère, donc déjà une présence féminine constante dans leur vies. Aussi, ils avaient aussi un exemple de vie de couple sous les yeux, leur mère cohabitant avec un conjoint. Avec moi comme père monoparental, dans le cadre d'une famille qui ne serait composée que de nous trois seulement, je pouvais les exposer à autre-chose...

"Autre-chose"... Ouais! Mais quoi ?

Bon! Il y a bien certains points positifs à la vie de célibataire. Une certaine liberté, entre-autres. Un sentiment d'indépendance, aussi.

Quand mon ex-épouse m'a quitté, j'ai été obligé de trouver un tout autre sens à ma vie que ceux que j'avais avant. Avant, j'étais principalement trois choses:
  1. Père de famille ;
  2. Conjoint, et ;
  3. Professionnel dans mon domaine.

C'étaient mes seules véritables dimensions. Quand je me suis retrouvé complètement seul pour la première fois, j'étais complètement désemparé. Quand les enfants étaient avec moi, j'étais, au moins, "complet au 2/3". Mais, mes semaines sans enfants, il ne me restait plus que ma job.

C'était tellement pathétique de me voir aller ces premières semaines après le départ de mon "ex", lors de mes semaines "impères"... "Penses à toi! Trouves des choses qui te feraient plaisir et va les faire!" avais-je lu dans des bouquins de psychologie.

Rien à faire, au début... La seule chose qui m'aurait fait plaisir à ce moment, lorsque mon travail était terminé, ça aurait été de retourner auprès de ma famille, avec ma femme et mes enfants...

Ça a pris du temps... mais j'ai éventuellement commencé à me développer une autre dimension. À découvrir qui j'étais lorsque seul.

Tout ça pour dire que c'était le genre de choses que je pouvais enseigner à mes fils aussi, au lieu d'une "personnalité à trois dimensions" comme j'aurais eue si leur mère ne m'aurait pas quitté.

Mes craintes de me lancer dans ma relation avec Lady, en ce qui concerne mes enfants, étaient donc en deux parties distinctes: D'une part, j'avais peur qu'ils souffrent s'ils se mettaient à l'aimer et, qu'un jour, on venait à se séparer. L'autre part, c'était que je craignais redevenir ce personnage "à trois dimensions" que j'étais et de leur offrir ceci comme exemple masculin.

Dans mes réflexions, je suis arrivé à la conclusion que le jeu en valait définitivement la chandelle et ce, pour trois raisons principales.

D'abord, j'aimais (et j'aime toujours!) Lady. Elle me rends beaucoup plus heureux que je ne pouvais y parvenir seul. Inutile donc de mettre trop d'emphase sur les bénéfices pour un enfant d'avoir un parent heureux ;

Ensuite, la dimension que mon célibat forcé m'a fait développer, c'est celle de qui j'étais, moi, personellement. En l'abscence d'une conjointe, je n'étais donc toujours qu'un personnage "à trois dimensions". En étant le modèle masculin principal dans la vie de mes fils, si je restais seul, je les privais donc d'un modèle de "conjoint". Dans ma relation avec Lady, j'ai réussi à maintenir ma dimension personelle tout en redécouvrant ma dimension "conjoint". C'est, je trouve, un excellent exemple pour mes fils. Je suis maintenant un personnage "à quatre dimensions".

La troisième raison (et non la moindre), c'est que Lady représente une personne de plus dans leur vies pour les aimer et qu'ils peuvent aimer en retour. Pas négligeable, ça! Lady, par sa situation, peut leur offrir des choses que ni moi, ni leur mère, pouvons leur offrir... particulièrement plus tard, lorsqu'ils seront devenus des ados qui chercheront, à leur façon (quelle qu'elle soit), à se rebeller contre leur parents. L'Amour dénué "d'autorité parentale formelle" qui les unit pourra faire d'elle une personne vers qui ils peuvent parler et se confier plus... librement.

Ça a d'aillieurs déjà commencé ! ;-)

Alors, oui, il y a des risques...

Mais ce sont de beaux risques !

dimanche 18 février 2007

La garde partagée

Ce post est le troisième volet au sujet de l'histoire de mon copain dont l'ex-épouse cherche à lui retirer la garde partagée. Si vous venez de découvrir mon blogue, vous trouverez le premier volet ici, et le deuxième ici.

Des années passées sur le Courrier du Coeur de RéseauContact m'ont rendu prudent (paranoïaque?) sur la nécessité de nuancer mes propos...

Je ne dis pas que toutes les femmes qui insistent pour obtenir la garde complète de leur enfant sont des salopes qui cherchent à se venger de leur ex-maris en ayant recours à de l'aliénation parentale, ce qui prive non seulement l'homme de la présence de son enfant, mais lui nuit aussi dans ses finances personelles.

Je ne dis pas non plus que toutes les femmes qui se battent pour obtenir la garde complète de leur enfant sont des opportunistes qui cherchent à se faire de l'argent facile sur le dos d'un pauvre plouc.

Non. J'peux pas dire ça. J'ai aussi connu maints exemples de pères irresponsables et incompétents. Usuellement, ceux-là ne se battent pas pour obtenir de la garde. Au contraire, c'est plus difficile d'impliquer ces pères indignes en particulier dans l'éducation de leur enfants car ils ont tendance à considérer leur fin-de-semaine de visite comme une corvée !

Je ne connais pas personellement de cas où la motivation première d'un homme pour obtenir la garde partagée serait purement financière... mais je conviens que de tels cas existent sûrement, à quelque-part.

Pour les pères indignes, donc, je suis d'avis qu'ils doivent assummer leur responsabilités en fournissant, au minimum, un support financier pour leur enfant.

Ce que je dis, c'est que toute personne qui chercherait à restreindre la garde d'un enfant à l'autre parent en-deça du 50% quand il/elle sait que l'autre parent est aussi compétent comme parent et est désireux de jouer ce rôle... et bien, cette personne est moralement abjecte!!!

Et, c'est malheureux, mais ce sont habituellement les femmes qui s'amusent à ce petit jeu.

Oh! J'suis pas naïf! J'sais pertinemment bien que la raison première qui fait que ce sont plus les femmes que les hommes qui font ceci n'est pas que les hommes sont plus moraux que les femmes, ni même que les femmes puissent être plus "bitch" (quoique... ;-) ).

Non, la raison première est que le système judiciaire du Tribunal de la Famille donne encore aujourd'hui un préjugé favorable aux mères. D'aileurs, la Société en général donne usuellement aussi un préjugé favorable aux mères (État de fait qui a tendance à mettre ma belle en furie!).

Si je prends mon cas personnel en exemple: Mon ex-épouse ne m'a pas quitté parce-que j'avais fait quelque-chose de mal. Elle m'a quitté parce-qu'elle n'était plus heureuse avec moi. Elle n'était tout simplement plus en amour avec moi...

... pis c'est ben correct !

J'acceptes aisément aujourd'hui ceci comme étant une expérience de vie, précieuse en enseignements.

Mais ce ne fut pas toujours le cas!!! Oh que non!

Quand elle m'a quitté et qu'elle s'est ramassée avec mon ancien meilleur ami, vous vous imaginez un instant comment je pouvais me sentir ? Vous vous imaginez ma tronche lorsque les enfants me revenaient et qu'ils me racontaient toutes les activités qu'ils avaient fait avec "Maman et C." ?

Selon mon ressenti de l'époque, "C." ne m'avait pas seulement "volé" ma femme... il m'avait aussi "volé" ma famille !!!

Si le système judiciaire m'aurait donné un préjugé favorable, ne croyez-vous pas que j'aurais été tenté de retirer la garde des enfants à mon ex-épouse ?

Oh yessssss que ça m'aurait tenté ! J'aurais peut-être même, pour me donner bonne conscience, tenté de rationaliser mon désir de lui retirer la garde sur des concepts moraux: Comme ils m'avaient tous les deux mentis et trahis, ce n'étaient pas le genre de personnes que j'aurais voulu pour éduquer mes enfants.

Mais j'aurais eu tort. Ça aurait été de la vengeance, pure et simple. Je me plais à croire que, même si le système judiciaire me l'aurait facilité, je ne l'aurais pas fait... que peu importe à quel point j'étais triste et en colère, que je n'aurais jamais cherché à privé mes enfants de leur mère... ni de priver mon ex-épouse de ses enfants. Que ça aurait été trop cruel et égoïste de ma part.

Dans le cas précis de mon copain, c'est précisément de l'égoïsme et de la cruauté qui motive cette femme. Et je le sais hors de tout doute parce-que je lui ai personellement parlé...

Pas longtemps après que nos deux couples se soient séparés, nous nous sommes rencontrés, elle et moi. À l'époque, je cherchais désespérément à comprendre ce qui s'était passé dans mon couple pour que tout "foire". Comme mon "ex" ne pouvait me fournir de réponses, j'ai essayer d'en trouver auprès d'elle.

Il s'est avéré qu'il y avait beacoup de similitudes entre nos deux cas. Tout comme mon "ex", elle aussi avait développé une profonde insatisfaction dans le train-train quotidien de la vie de mère et d'épouse. De son propre aveu, son mari était beau, gentil, attentionné, bon père et bon pourvoyeur... mais leur vie était "plate"... sans excitation.

Et elle lui en voulait pour se sentir ainsi !

Elle était en colère contre lui pour ne pas avoir été "l'homme parfait" de ses rêves... de ne pas avoir été à la hauteur de ses attentes irréalistes. Elle le méprisait profondément.

Tant qu'il était seul, pendant qu'il souffrait, il n'y avait pas de problèmes. Elle était bien contente de lui laisser la garde, une semaine sur deux, afin de la libérer pour qu'elle puisse vivre ses "excitations" (quelles qu'elles soient).

Mais, dès l'instant où mon copain est tombé en amour avec sa conjointe actuelle, dès l'instant où il a commencé à vivre une belle "vie de famille" saine avec sa conjointe et son enfant, les troubles ont commencé.

"C'était peut-être un déchet... mais c'était MON déchet !"

Ce qui arrive à mon copain m'affecte beaucoup parce-que je suis fortement à risque que la même-chose m'arrive à n'importe-quel moment. La seule différence entre son cas et le mien n'est pas que mon "ex" ait accepté sereinement le simple état de fait qu'elle ne m'aimait plus et que notre séparation était la meilleure chose pour tout le monde.

Non, la seule différence, c'est que mon "ex" s'en veut à elle-même et se sent coupable. J'ai essayé, il y a plus d'un an, de l'aider à se pardonner à elle-même... mais sans franc succès. Et je reste toujours sous la crainte constante que, au lieu de se pardonner d'avoir cessé de m'aimer, qu'elle cherche plutôt à me blâmer.

Si ça arrive, je risque de devoir aller me battre, moi aussi. Et je m'offusque profondément du fait que ma bataille serait loin d'être gagnée d'avance...

AJOUT: Je viens de me taper la lecture de plusieurs sites Web qui traitent du sujet. Il y en a beaucoup qui sont des sites féministes... et d'autres masculinistes. Les deux m'écoeurent par leur fanatisme!

J'en ai trouvé quelques-un, par contre, plus "neutres". En voici un bel exemple.

samedi 17 février 2007

Update sur mon copain

Dans un de mes "postings" précédents, je vous ai parlé de mon copain dont l'ex-épouse désirait déménager en-dehors de la ville et que, en conséquence, la garde partagée qu'ils ont actuellement pour leur fille ne serait plus possible. Malgré le fait que ce soit elle qui veuille déménager, elle cherchait à être celle qui retiendrait la garde complète de l'enfant.

L'égoïsme et l'inconscience de Madame ne connaissant aucune limite, elle a cherché à manipuler leur fille pour que cette dernière choisisse d'aller vivre avec elle. La pauvre petite, du haut de ses huit ans, a été incapable de faire ce choix déchirant et en a même développé un problème de reflux gastrique !

Voulant épargner sa fille, mon copain avait décidé de laisser gagner son ex-épouse et de céder la garde, selon certaines conditions (Ex: Le modèle de garde serait inversé en-dehors de l'année scolaire, laissant toutefois deux semaines de vacances avec la mère et autres arrangements de ce genre). Ils avaient rencontrés une Médiatrice Familiale et avaient réglés la majorité des détails. Il ne restait plus qu'à signer...

Quand je lui avait parlé au téléphone, il y a deux semaines, c'était à un homme résigné mais fortement déprimé auquel j'avais affaire. Nous avions alors fixé un rendez-vous pour aller prendre un verre pour jeudi dernier.

Ceux qui ont lu le post que j'avais écrit le lendemain de cette conversation téléphonique savent à quel point toute cette histoire me mettait en colère. Mais, malgré cette colère, je m'étais juré d'épauler mon copain dans ce qu'il vivait... de respecter son choix. Je ne chercherais pas à influencer son choix. Je ne serais qu'une oreille attentive...

Et bien là, je jubiles ! Jeudi dernier, ce n'était plus à un homme résigné et battu à qui j'ai eu affaire. C'était plutôt à un homme déterminé et prêt à se battre. Pas à une tête brûlée qui se tambourinait la poitrine, là! Que non! Juste un homme qui se tient debout et qui va se battre pour sauvegarder sa famille.

Il s'est avéré que, à la dernière minute, alors qu'il s'apprêtait à signer l'entente, Madame est arrivée avec des demandes additionelles cherchant à restreindre le peu qu'il avait réussi à conserver. C'en était trop ! Il a alors compris qu'elle n'obtiendrait satisfaction que lorsqu'elle l'aura complètement détruit. Il a déchiré l'entente et a annoncé qu'il refuserait désormais de céder sa part de garde et que, si elle persistait dans son intention de déménager, qu'il se battrait pour être celui qui retiendrait la garde complète.

J'vais vous avouer... j'ai une raison de plus, celle-là tout à fait égoïste, pour être ravi de se revirement de situation. Son ex-épouse et la mienne sont aussi proches que nous le sommes, lui et moi. Nous étions tous amis alors que nous étions encore mariés et faisions souvent des activités ensembles.

Deux mois avant que je ne réalise la pleine étendue de mes propres problèmes conjuguaux, nous avions été aux pommes tous ensembles et avons souper chez-eux en soirée. Au moment de quitter le verger, les femmes avaient manifesté le désir de voyager seules ensemble dans une voiture, prétextant qu'elles seraient plus libres pour aller magasiner pour des provisions requises pour le souper. En bon hommes modernes, mon copain et moi avons accepté sans problèmes de garder les enfants avec nous (sa fille et mon aîné ayant trois ans à l'époque et mon plus jeune n'ayant seulement qu'un an).

Ce soir-là, sur le chemin du retour, mon ex-épouse m'avait profondément toublé avec un aveu que sa copine lui avait faite alors qu'elles étaient seules: Elle trompait son mari avec une série d'hommes plus jeunes qu'elle rencontrait dans des bars ! J'en revenais pas et j'étais outré.

Deux mois plus tard, j'appenais que j'étais cocu, moi aussi...

À quelque-part, j'ai toujours blâmé l'ex-épouse de mon copain pour avoir influencé mon ex-épouse vers l'infidélité.

J'ignore si elle exerce encore une influence aujourd'hui... mais je suis content que mon ex-épouse n'aura pas un exemple d'à quel point il peut être aisé de "laver" son ex-mari...

dimanche 4 février 2007

Je suis dégoûté !

J'ai contacté un bon ami hier dont je n'avais pas eu de nouvelles depuis longtemps. J'ai vite compris la raison de son silence: Le pauvre est en train de vivre un de mes pires cauchemars, son "ex" cherchant à lui retirer la garde partagée.

'Stie que ça me fait ch*** !!!

Tout comme moi, la fin de sa relation s'est amorçée par l'infidélité de Madame qui n'était pas heureuse dans une relation composée d'un mari aimant/père attentionné et d'une merveilleuse enfant.

Nooooon. Ça lui en prenait plus pour être comblée. Ça lui prenait de "l'action"... de "l'excitation" ! C'est "plate", après tout, une vie de famille stable...

"Plate" pour trop de gens, en tout cas...

Ça fait longtemps que je n'ai pas été en colère contre ce phénomène social que j'ai observé trop souvent... je me sens comme si j'avais en quelque-sorte "régressé" en constatant que ce phénomène me mette encore en colère aujourd'hui... mais là, je suis vraiment en criss et j'ai besoin de ventiler un peu. Tant pis si ça me coûte du lectorat !

C'est con, je le sais... et je vous en avertis d'avance. Mais voilà:

Je suis en criss qu'une des conséquences les plus déplorables de l'égalité des sexes soit que les femmes puissent être maintenant aussi connes que leur pères !!!

Que voulez-vous ? J'ai beau me considérer "évolué"... j'ai beau avoir compris qu'il y a vraiment beaucoup moins de différences entre les hommes et les femmes que l'on a cherché à me faire croire... je m'ennuie de cette illusion où je croyais qu'il était surtout une caractéristique typiquement masculine d'être cons en ce qui concerne les relations de couple!

C'était supposé être nous, les cons ! Pas vous, les femmes. Vous étiez supposées être la voix du bon sens, la sagesse incarnée, la colle qui garde les familles unies, celles qui avaient maîtrisé la force de l'Amour...

Nous, on était supposés être cons ! On était supposés être une sous-espèce plus faible et moins évoluée, encore soumis à leur pulsions primaires qui faisait que l'on voudrait se saucer le pinceau dans tout pot qui s'ouvrirait devant nous. On était supposés aspirer à atteindre le même niveau d'évolution que les femmes qui, elles, beaucoup plus intelligentes que nous, avaient depuis longtemps compris où se situaient les véritables valeurs, en quoi consistaient les vraies richesses, à savoir: Qu'il était possible de s'épanouïr et de trouver passion et excitation au sein d'une famille unie et aimante... et que de dissocier Amour et Passion, Vie de Famille et Vie d'Aventures, était la pire chose à faire !

Quelle amère déception que de réaliser que cette foutue "sagesse" que j'attribuais à mes arrières grand-mères, grand-mères et ma mère n'était, en fait, qu'elles n'avaient pas le choix !

Quelle cuisante désolation que de constater que, maintenant que les femmes ont le choix, qu'elles choisissent d'être aussi connes que les hommes !

Donnons le cas typique: Une femme dans la trentaine dans une relation stable avec un conjoint et un (ou des) enfant(s) ... et qui fout tout en l'air pour courir après des chimères.

Exactement comme un con d'homme qui vit sa fameuse "Crise de la quarantaine" !

Si vous n'avez pas remarqué une augmentation radicale de ce genre de situations depuis les quelques dernières années, vous êtes soit aveugles, soit de mauvaise foi.

Ouf! C'est dit et ça fait du bien...

Mais, c'est pas ça qui me dégoûte aujourd'hui. Non, ce phénomène me dégoûtait avant, lorsque je souffrais de l'abandon et de la déception de mes rêves et illusions brisés...

Depuis ce temps, j'en suis venu à accepter avec une certaine sérénité plusieurs choses:
  • Que ce n'était pas la faute des femmes si je les avait mis sur un piedestal ;
  • Que c'était mieux pour notre rapprochement que de réaliser que Hommes et Femmes étaient beaucoup plus similaires qu'ils n'étaient différents ;
  • Que ce phénomène était tout à fait compréhensible: Que bon nombre de femmes avaient grandi en observant leur mères qui avaient tout sacrifié pour "le bien de la famille"... souvent pour l'avantage d'un homme qui n'appréciait même pas leur sacrifice... et que la génération actuelle pensait "faire mieux" en refusant d'accepter de sacrifier quoi que ce soit dans la poursuite de leur épanouïssement ;
  • Qu'il était fort probable que, à la prochaine génération, l'on verrait un "retour du balancier" vers le centre, et, surtout ;
  • Qu'une des conséquences positives de ce phénomène forcerait les hommes à évoluer, eux aussi... exactement comme j'ai été forcé de le faire !

Non, ce n'est donc pas ce phénomène qui me dégoûte aujourd'hui. Quand je vois une femme tout foutre sa famille en l'air pour des motifs aussi futiles, je trouve ça aussi triste et déplorable que lorsque c'est un homme qui sacre femme et enfants là pour jouer après les fesses de sa jeune secrétaire...

Ce qui me dégoûte, c'est lorsque l'un ou l'autre, plutôt que d'accepter leur erreur, d'en tirer un enseignement et de progresser, cherchent plutôt à récupérer ce qu'ils ont perdus et, quand ils voient la chose comme impossible, "brassent d'la marde" et font du trouble dans le but de trouver un apaisement à leur désarroi.

C'est abject, comme comportement.

Mon copain souffre l'Enfer en ce moment... et il va sûrement se plier aux exigeances de Madame rien que pour épargner à leur fille le déchirement qu'elle vit en ce moment.

Et ça m'écoeures...

dimanche 17 décembre 2006

Quelle sorte d'homme êtes-vous ?

Le sujet précédent était passablement lourd. En voici un plus léger... ;-)

Avant ma séparation, j'avais quelquefois entendu parler de ces thérapies de groupes composées entièrement d'hommes qui cherchaient à définir leur identité masculine. Certains de ces groupes faisaient même des retraites fermées dans la nature où ils se comportaient en véritables primates, luttant dans la boue. D'autres groupes, eux, parlaieint de leur émotions ad nauseam...

Hé que je me suis moqué de ce phénomène !

Quand mon ex-femme m'a quitté, par contre... j'la riais pu pantoute !!!

À ce moment, je me suis sérieusement et entièrement remis en question sur ma valeur en tant qu'homme.

Dans ma relation de couple, j'avais toujours été passablement "moderne". J'avais (et j'ai toujours) un profond mépris pour ces hommes qui traitent leur femmes comme des citoyennes de second rang... comme des servantes n'existant pour leur bons désirs.

Je pouvais accepter sans trop de problèmes ces situations où la femme devenait une ménagère par choix... mais ce n'était pas le genre de relation que je voulais vivre avec ma conjointe. Moi, je voulais une relation qui prendrait la forme d'un partenariat égalitaire. Il n'était pas seulement normal mais même essentiel que ma conjointe s'accomplisse professionellement.

Parrallèlement, j'acceptait d'office que, s'il n'était plus de mon essor exclusif de ramener de l'argent à la maison, il était tout à fait normal que l'entretien de ladite maison ne soit pas de l'essor exclusif de ma femme. Je faisais donc ma juste part dans tout ce qui concerne le lavage, le ménage et, bien sûr, les soins à apporter aux enfants. Des couches pleines, laissez-moi vous assurer que j'en ai changé plus que ma part ! ;-)

Mais, quand elle m'a quitté, toute ma perception de moi-même s'est écroulée comme un château de cartes !

Ma première réaction a été de me blâmer moi-même, et ce, dans les deux extrêmes du spectre.

D'une part, ma charmante "ex" m'a vraiment fait sentir comme si elle avait été la pauvre victime d'un Néanderthal qui l'avait traînée contre son gré dans sa caverne. Son incapacité à m'exprimer ses désirs lorsqu'elle était en désaccord avec moi avait pour conséquence que l'on faisait toujours selon mes décisions. À la rupture, j'ai eu à faire face à un torrent de reproches... des choses dont je ne m'était jamais douté !

Alors, oui, je me suis senti épouvantablement coupable. Avais-je vraiment été si insensible à ses besoins et ses désirs ? Est-ce que je "l'écrasais", la pauvre p'tite fleur fragile, avec mes manières rustres et primitives ?

À l'autre extrémité du spectre, j'ai ressenti les choses comme si, à quelque-part, je n'avais pas été "assez homme".

J'avais échoué, après tout, à maintenir son désir sexuel envers moi. Vers la fin, elle m'a traité avec dégoût et mépris. Avais-je été trop "homme-rose" ? Étais-je rendu trop "domestiqué" (lire "émasculé") pour elle ?

Je regardais autour de moi et je voyais de véritables belles femmes au bras de parfaits salauds. Pourquoi était-ce les salauds et les bums qui "scoraient" et que moi, je me retrouvais seul ? Ouais... pas excitant ben-ben ça, un père de famille dévoué qui essaie, tant bien que mal, de travailler fort pour assurer un certain confort à sa famille... Où était le "rebelle" en moi... l'aventurier mystérieux... le killer aux yeux perçants ?

Alors, comme vous le voyez, j'étais complètement décontenancé sur ma valeur en tant qu'Homme. J'savais plus si j'avais été trop "macho"... ou trop "fif" ? (mes sincères excuses aux lecteurs gais qui pourraient me lire... J'suis pas homophobe. C'est une expression seulement.)

Comme tant d'autres personnes blessées avec leur Égo dans les ÉGOûts, j'ai cherché à me rebâtir dans les bras de d'autres femmes (et pas justes leur bras!). Évidemment, je puais le coeur brisé à des kilomètres à la ronde et la seule chose que j'aurais pu pogner (et encore!), c'était un rhume!

C'est alors que j'ai découvert la section Courrier du Coeur de RéseauContact.

Juste le fait de voir que je n'étais vraiment pas le seul avec mes questionnements et ma peine m'a fait un bien énorme. Pas encore "embarqué" dans le phénomène, je me contentais de lire au début. Puis, un jour fut publié la confidence d'une femme qui s'apprêtait à quitter son mari... un "maudit bon gars" selon ses propres dires... mais qui ne l'excitait plus !

J'ai pété une coche! Et solide, à part de ça! Je lui ai écrit une poignée de bêtises... et, le pire, c'est que j'ai eu énormément de "feedback" positif de la part des autres intervenants !

Encouragé par ce feedback positif... et par le soulagement éprouvé en me libérant d'une portion de mon trop-plein de colère de cette façon, j'ai continué à intervenir de plus en plus souvent sur les autres confidences...

Ça a duré environs deux ans... deux années dans lesquelles j'ai effectué mon processus de deuil. Ce processus fera sûrement l'objet d'un posting éventuel car c'est un sujet à part. Pour l'instant, il suffira de dire que, à un certain moment, j'ai compris qu'il fallait que je chemines vers le pardon car, autrement, j'étais condamné à rester malheureux toute ma vie. J'ai aussi compris que, au moment où je ventilais mes colères et mes frustrations, les commentaires positifs provenaient de personnes qui étaient exactement comme moi: Blessés et en colère !

Un autre phénomène que l'on pouvait observer sur le Courrier du Coeur, c'était celui de la Guerre des Sexes. Comme les autres hommes blessés, j'en voulais aux femmes en général. Et, à l'inverse, il y avait des groupes de femmes qui en voulaient aux hommes. Un phénomène qui me mettait positivement hors de moi était celui où, lorsqu'il y avait la confidence d'un homme qui manifestait le désir de quitter son épouse, ce dernier se faisait traiter de tous les noms... mais, si une confidence identique avait été écrite par une femme, cette dernière recevait non seulement de la compassion... elle recevait même de l'encouragement !!!

J'avais alors adhéré à la théorie voulant que le "balancier" avait été trop loin de "l'autre bord". Que les femmes, maintenant qu'elle avaient obtenues leur libertés et leur indépendance, avaient commencées à "abuser" de l'infidélité et du divorce... caractéristiques et agissements répréhensibles qui n'étaient réservées, autrefois, qu'aux mâles de notre espèce!

Foutaises, évidemment... mais j'pensais pas trop clairement à l'époque! ;-)

Et c'est justement à cette époque, le coeur durci par la peine et la colère, que je suis devenu un salaud...

Mais attention ! Pas n'importe-quelle sorte de salaud ! J'avais quand-même une conscience et un code moral ! J'suis pas devenu un batteur de femmes, un abuseur ni un violeur ! Mieux encore, j'allais même pas mentir pour obtenir ce que je voulais. On pourrait même pas me reprocher çà, d'avoir été malhonnête !

Comment suis-je devenu un salaud, alors ? En étant charmant, tout simplement !

Voyez-vous, j'étais tellement en colère contre les femmes que ça m'a, en quelque-sorte, libéré. Ce n'était plus grave si je "pognais" ou non... je m'en foutais éperdûment. Et, ainsi libéré, j'affichais une qualité qui est sans doute celle qui est la plus séduisante de toute: Une absolue confiance en moi !

Je m'étais choisi un crédo pour orienter mon code de conduite. Un crédo que j'avais entendu de la part d'un stand-up comic américain nommé Sam Kinison. Un de ses monologues, libéralement traduit, se lirait ainsi:


J'peux rien imaginer de pire pour un homme que de se faire dire par une
femme, lorsqu'il vient tout juste de terminer de faire l'amour avec elle:

" Wow! C'est beaucoup plus relaxant avec toi. T'es pas comme mon désaxé
d'ex. Lui, y me faisait TOUT !!!"

F***k that ! J'veux que ça soit MOI, le désaxé !!! J'veux être le pire cauchemar du gars qui va me suivre ! J'veux être la deuxième relation sexuelle dont elle se souviendra le plus, après la perte de sa virginité !


Comprenez-vous ce que j'entends par "salaud" ? Je veux dire "l'équivalent masculin de la salope" !

Allez pas vous imaginer un donjon BDSM là ! Que non! C'était beaucoup plus subtil. Disons simplement que j'en "beurrais épais" sur le charme et la séduction.

Et çà marchait! Libre à vous de me croire ou non mais, à un moment donné, une de mes conquêtes, lorsque tout fût fini, s'est mise à pleurer. Quand je me suis approché pour lui demander ce qui n'allait pas, elle m'a kâl***sé un coup de poing sur la gueule en me disant: "T'avais pas d'affaires à me faire vivre ça dans un one-night stand!" !!!!

Dur pour ma pomme... mais excellent pour mon Égo !

Anyways...l'épisode du coup de poing a quand-même marqué la fin de ma brève "carrière" de "salaud". Ouais, ça avait "fait la job": Mon Égo était remonté ! Malgré le fait que je n'étais pas extraordinairement beau, malgré le fait que je n'étais pas riche, je savais maintenant que je pouvais non seulement séduire de belles femmes, je pouvais aussi être excitant pour elles, suffisamment pour qu'elles veuillent revenir !

J'étais "salaud" dans la mesure où je séduisais ces femmes et que je les amenais à coucher avec moi alors que je savais pertinemment bien que je n'étais pas en mesure de les aimer. Et j'étais clair à ce sujet, AVANT même qu'elles ne se déshabillent...

Mais, honnêtement, je me sentais mal à tous les lendemains. Je me sentais beaucoup plus vide dans mon coeur que dans l'autre partie de mon anatomie...

Croyez-moi, le sexe sans amour... c'est plutôt quelconque. À la limite du "poche".

Après cette épisode d'enfilade (jeu de mots facile non-intentionnel) de one-nights, j'ai vécu une première tentative de relation... une où j'ai voulu aimer... mais où je n'ai pas pu le faire. Ce sera le sujet d'un autre posting.

Aujourd'hui, c'est une toute autre histoire. Je suis en amour avec une femme superbe, avec qui j'ai un fun immense dans la vie (et oui, au lit aussi. J'ai encore gardé le même crédo. Si ça fouère entre nous, je plains sincèrement le pauvre plouc qui va me suivre! ;-) )

Le plus drôle, c'est que j'ai fait un full circle... c'est-à-dire que j'agis fondamentalement avec cette femme comme j'agissais avec mon "ex". Je fais tout autant le ménage et le lavage qu'avant et j'agis encore en "macho Néanderthal" de temps à autres.

Je vis exactement le même idéal de vie que j'ai toujours voulu vivre, en étant qui j'ai toujours fondementalement été.

La seule différence, c'est qu'aujourd'hui, j'en suis conscient !

J'ai récemment trouvé un terme pour décrire, sinon comment je suis, au moins comment je me perçois: Übersexuel.

Et vous ? Quel genre d'homme êtes vous (ou quel genre d'homme vous plaît) ?

Persister une relation ou pas ? (2ème partie)

Le problème auquel je fait face est que ma femme a complètement perdu le désir et pas juste envers moi. Elle a plus le goût de faire l'amour, plus le goût de sensualité. Zéro. Il y a un tas de raisons pour ça qui lui appartiennent et franchement, je n'y peux pas grand chose. Elle n'est pas ouverte à se faire séduire, ça ne lui dit plus rien.

Je peux accepter la situation et mettre mon propre désir entre parenthèses et dans ce cas je suis condamné à être malheureux à perpétuité. Non merci.


Bon, cet extrait d'une intervention de 40tenaire ambivalent dans mon posting précédent m'a fait réagir car c'est ainsi que j'ai vécu les deux dernières années de ma vie d'homme marié.

Moi aussi, mon "ex" manifestait une panne complète de désir... pas seulement envers moi, mais, générale en apparence. J'ai alors fait ce que je croyais être une bonne chose: J'ai attendu que çà passe.

Oh! Ça a passé, all right ! Quand sa libido est revenue, elle est revenue avec une vengeance. Le seul hic... c'est que je n'en était plus le récipiendaire !!!

Madame s'était prise un amant et moi, le pauvre pignouf qui avait mis sa dimension sexuelle complètement de côté par amour pour elle, je n'existais plus...

Je me suis donc juré "Plus jamais!".

Cette promesse que je me suis faite il y a longtemps tient toujours aujourd'hui. Mais attention ! Je ne dis pas "Tu fais mieux de toujours avoir le goût de faire l'amour lorsque l'envie me prends, autrement, j'te sacres dewors!" Pas du tout ! Ce que je dis, c'est plus jamais je vais laisser une relation se détériorer à ce point sans réagir, sans attaquer le problème de front. Et, surtout, plus jamais vais-je penser qu'une manque d'attirance sexuelle à mon égard est parce-que je serais non-désirable.

Parce-que c'est là la cause première du problème: Notre Égo, notre faible estime de nous-même.

Vous en doutez ? Deux arguments pour etayer mon affirmation.

D'une part, vous ne faites rien. Vous mettez vos besoins entièrement de côté pour accomoder l'autre. Traduction: Vous ne vous aimez pas suffisamment pour assurer votre propre bonheur et votre propre bien-être. L'Autre et ses besoins priment.

L'autre possibilité: Vous vous trouvez une maîtresse ou un amant, selon le cas. En quoi est-ce significatif d'un Égo faible ?

Hé bien ! Que croyez-vous, dans une telle situation (où la relation illicite est motivée par le fait que notre partenaire de vie ne manifeste plus aucun désir à notre égard), qu'est la motivation principale de ladite relation extra-conjuguale ? Un exutoire à la tension sexuelle refoulée ? Un moyen d'obtenir satisfaction ?

Non! C'est un moyen de se rassurer sur notre sex-appeal. Sur notre potentiel de désirabilité. Sur notre capacité à séduire et conquérir.

Une personne sûre d'elle-même et de ses moyens n'a pas à mettre ses besoins de côtés ni à chercher la validation de son potentiel dans une relation illicite.

Il n'y a, en fait, qu'une seule façon digne et honorable de faire face à une telle situation: Directement et sans détour avec notre partenaire de vie Et ce n'est pas un exercice facile... mais, quand on y pense, c'est quand-même beaucoup plus simple que toute autre alternative.

Comment s'y prendre ?

Certaines personnes ont déjà couvert le plus important: Seul le dialogue, franc, sincère et ouvert peut nous sortir d'une telle mauvaise passe. Parler au "Je" sans accusations est primordial dans un tel dialogue.

Exemple: "Chérie, je tiens tout d'abord à te dire que je t'aime encore et que j'aimerais beaucoup que notre relation soit une réussite dans laquelle nous serions tous les deux heureux. Or, je suis malheureux(se) en ce moment. Je ne ressens pas de désir de ta part et, en plus de me rendre sexuellement frustré(e), je me sens moche dans les yeux de la personne evers laquelle j'aimerais le plus me sentir beau (belle). Je ne veux plus me sentir ainsi..."

Si la personne à qui on dirait ceci nous aime encore, condition essentielle à la réussite, elle comprendra notre désarroi et voudra faire quelque-chose pour remédier à la situation. Il est fort possible aussi que cette personne ne sache pas comment y remédier. Soyez alors prêts à recourir à de l'aide extérieure.

Soyez prêts, par contre, à ce que çà ne fonctionne pas comme vous l'espérez. Il y a tant de scénarios possible pour mener à l'échec et vraiment très peu qui mènent à la réussite. Dans les scénarios d'échecs possibles, il y a notamment:

  • La personne se fâche et cherche à soit dénigrer votre besoin, soit rejeter le blâme sur vous ;
  • La personne acquiesce... et ne fais rien ;
  • La personne ne vous aime véritablement plus et n'est pas encore arrivée à se l'avouer à elle-même;
  • La personne refuse l'aide extérieure;
  • etc...

Dans ces cas-là, vous n'avez pas le choix: Vous devrez mettre un terme à la relation et trouver votre bonheur ailleurs. Oui, ça va être dificile. Un présent malheureux semble souvent préférable à un avenir incertain. La peur de la solitude, la culpabilité envers vos enfants, l'insécurité face à votre futur, le sentiment d'échec et, plus que tout, le sentiment pénible de ne pas avoir été suffisamment aimé(e) pour mériter que votre partenaire ait vote bonheur à coeur.

Malgré tous ces sentiments négatifs, vos doutes et vos peurs, souvenez-vous toujours de ceci: Vous méritez d'être aimés pour tout ce que vous êtes, tel(le)s que vous êtes... et vous avez droit au bonheur.

Et, même si la personne vous aime encore suffisamment pour essayer d'arranger les choses, il n'y a aucune garantie de réussite. L'Amour et le désir ne se commande pas. Pis encore, attendez-vous à apprendre des choses qui vous boulverseront peut-être car il est fort possible que l'amour et le désir de notre partenaire se soit éteint par notre faute, sans même qu'on le sache.

Dans de tels cas, il faut savoir faire la part des choses et être suffisamment ouverts pour s'introspecter... vraiment s'introspecter...et déterminer si ces choses sont:

  • Des choses valables que l'on aime pas de nous-mêmes et que l'on aimerait changer ;
  • Des choses valables qu'on serait prêt à sacrifier par amour pour notre partenaire ;
  • Des choses valables... mais qu'on ne peut changer tout en restant soi-même, ou ;
  • Des choses non-fondées mais que l'on peut tenter de clarifier (car, fondées ou non, les raisons invoquées par notre partenaire pour expliquer comment on a contribué à l'abscence de désir que l'on suscite sont toujours valables... pour eux!)

Faire la distinction entre ces catégories, accepter leur validité d'office... et faire le choix entre essayer d'y remédier ou accepter que l'on ne peut pas y remédier sans changer qui nous sommes fondamentalement sont toutes des choses très difficile à faire.

Mais, si on veut pouvoir se regarder dans un miroir en se disant que l'on est une personne honorable et intègre qui avons tout fait en notre pouvoir pour notre relation de couple... on a pas le choix! Ce sont les seules avenues possible !

Maintenant... qui suis-je pour faire de telles affirmation. Qu'est-ce qui me rends si spécial pour oser dire ce qu'une personne honorable et intègre devrait faire ?

C'est simple: Je suis un homme qui a fait des erreurs dans sa vie... et qui n'a pas toujours été aussi honorable et intègre qu'il aurait voulu être. Et, inmanquablement, à chaque fois que j'ai posé des gestes qui m'éloignaient de mon idéal d'honneur et d'intégrité, c'était toujours lié à mes peurs et/ou mon manque d'estime de moi-même.

J'espère avoir appris de ces erreurs. Les verbaliser sur ce blogue me permettent d'avoir dans la face les erreurs que j'ai commises dans le passé afin que les leçons que j'en ai tirées demeurent.

Si ça peut aider quelqu'un d'autre par la même occasion... tant mieux!

jeudi 14 décembre 2006

Persister une relation ou pas ?

Wahou ! J'suis tout heureux ! Quelqu'un m'a fourni mon premier sujet de discussion !

En effet, 40tenaire ambivalent a laissé la question suivante dans mon posting précédent:


Quand le couple est au neutre et que l'envie d'aller voir ailleurs devient une
source de frustration plus qu'autre chose, est-ce que je fais bien de lancer un
ultimatum clair où devrais-je être *encore* diplomate et patient pour que les
choses s'arrangent?
Ouf! T'en avais pas une plus difficile ? ;-)

J'ai vécu les deux côtés de cette médaille et, très honnêtement, j'suis pas sûr quel côté était le pire !

Quand on se fait abandonner par la personne que l'on aime, la pire blessure est celle qui est faite à l'Égo.

Et, quand c'est NOUS qui "abandonnons" une personne qui nous aime, le sentiment prévalent est celui de la culpabilité.

Or voilà, la recherche du bonheur est le droit le plus précieux dont dispose tout individu. Tout le monde a droit à son bonheur et, par conséquent, il est totalement illogique de s'entêter à persévérer et prolonger une relation de couple qui ne nous comble plus et qui nuit à notre recherche légitime du bonheur.

Mais attention ! Mettre un terme à la relation de couple est elle vraiment LA solution ? Pas sûr. Pas toujours.

Comment s'assurer alors que c'est la bonne solution pour nous ? Comment savoir que nous ne regretterons pas notre décision dans 6 mois ?

Ce week-end, je vais élaborer sur le sujet...